Vendredi 27 février 2009 5 27 /02 /Fév /2009 12:00

       

        En 1157, fidèle à l’usage romain, plantant ses vignes, et dirigeant lui-même l’exploitation, Geoffroy, évêque d’Avignon, possède un vignoble situé dans son fief de Châteauneuf.

        Au XIIIe siècle, avec ses 1000 habitants, le village de Châteauneuf s’enrichit et possède déjà un beau vignoble (environ 300 hectares).

        En 1308, Clément V y fit encore planter des ceps avant de mourir quelques années plus tard, alors qu’il venait de traverser le Rhône pour s’en retourner chez lui. Le premier Pape d’Avignon fut sans nul doute l’un des premiers exploitants viticoles de Châteauneuf.


        Sous le Pape Jean XXII, le vin de Châteauneuf figure régulièrement parmi ceux que les officiers se procurent pour la maison du Pontife. C’est sans nul doute le prélat qui a le plus contribué au développement et à la renommée du vin de Châteauneuf. Jean XXII lui lèguera la première dénomination de son histoire, dénomination prestigieuse de “Vin du Pape” sous laquelle il sera reconnu avant de devenir “Le Châteauneuf-du-Pape”.

        Les vins de Châteauneuf-du-Pape sont célébrés par Frédéric Mistral qui les apprécie chez son ami le félibre Anselme MATHIEU. Poète vigneron, il eut l’idée géniale de vendre pour la première fois le vin en bouteilles revêtues d’une belle étiquette qui portait en titre “Vin di Félibre” suivi de cinq vers dont “lou vin de castou noù douno la voio, emai l’amour, emai la joio” (le vin de Châteauneuf donne le courage et le chant et l’amour et la joie). Mistral en régale ses confrères Lamartine, Alexandre Dumas, Alphonse Daudet et bien d’autres personnages célèbres qui vont devenir les meilleurs ambassadeurs de “ce vin royal, impérial, pontifical”.

En 1829, près de 2000 hectolitres de Châteauneuf-du-Pape sont vendus hors du département. Les vins de Châteauneuf bénéficient déjà d’une solide réputation.



        Pour garantir la qualité des vins de Châteauneuf-du-Pape, les vignerons créent , en 1894, le premier “Syndicat viticole” qui s’engage à fournir aux acheteurs des vins récoltés sur leur territoire et les meilleurs crus garantis par l’estampille du syndicat.

        En 1911, le conseil municipal instaure une commission de 34 viticulteurs pour procéder à la classification des vins dits de Châteauneuf et pour sauvegarder l’authenticité de leur cru. En 1923, le Syndicat des propriétaires viticulteurs de Châteauneuf-du-Pape est créé en vue d’obtenir la reconnaissance de l’Appellation d’origine Châteauneuf-du-Pape, sur les bases de la loi de 1919. Juriste et vigneron, le Baron Le Roy de Boiseaumarié est sollicité par ses pairs pour cette entreprise : ” Je veux bien, mais à une condition, c’est que vous-même donniez l’exemple de l’honnêteté et de la discipline “.

Les actions judiciaires du Syndicat et de son célèbre président aboutiront à fixer les règles de l’Appellation Châteauneuf-du-Pape qui ont d’ailleurs largement inspiré les auteurs du statut des appellations d’origine contrôlée.

Les vignerons de Châteauneuf-du-Pape seront les premiers à s’être imposé des conditions de production. Grâce au dynamisme et à la compétence du baron Le Roy, après plusieurs années de procédure, la Cour de Cassation confirme le 21 novembre 1933 la délimitation et les conditions de production. Malgré quelques légères modifications en 1936 et en 1966, elles sont toujours en vigueur aujourd’hui pour garantir la qualité des vins de Châteauneuf-du-Pape .

       


L'appellation


        Ainsi à Châteauneuf-du-Pape, et ce dès la fin du 19ème siècle, les vignerons ont privilégié une production sélective.


        Châteauneuf-du-Pape est classé dans la catégorie des grands crûs de la Vallée du Rhône. L’histoire du vignoble castelpapal est étroitement liée à celle du fleuve. L’aire d’appellation de Châteauneuf - 3200 hectares délimités entre 1924 et 1929 - correspond à une unité géographique (le plateau) plus que géologique : grande est la variété des sols. A l’époque des glaciations quaternaires, les eaux du Rhône ont entraîné les fameux cailloux roulés depuis les Alpes jusqu’aux terrasses les plus élevées du vignobles. Les mers intérieures des ères secondaires et tertiaires avaient auparavant déposé des couches successives de sédiments, qui composent aujourd’hui le sous-sol du vignoble. L’action conjuguée du retrait maritime et l’érosion du fleuve a sculpté un relief de terrasses et de pentes jusqu’au lit actuel du Rhône. La dominante caillouteuse de son terroir confère à Châteauneuf-du-Pape une vocation viticole exceptionnelle.


  • Le vignoble castelpapal doit son ensoleillement privilégié (1000 heures d’insolation moyenne en été, 7 heures par jour à 25°C) à l’action du Mistral qui réduit la pluviométrie et surtout ses effets les plus néfastes.


    Caractéristique originale de l’Appellation Châteauneuf-du-Pape : le poly-encépagement. Treize cépages sont autorisés :

    • La Syrah - Le Mourvèdre - Le Cinsault
    • La cournoise - Le muscardin
    • Le Picpoul - Le Grenache
    • Le Bourboulenc - La Clairette
    • La Roussane - Le Vaccarese
    • Le Picardan - Le Terret Noir


    Les différents cépages sont vinifiés soit ensemble, soit séparément. La Syrah, le Mourvèdre, et le Cinsault entrent principalement dans la composition des rouges. Quant au vin blanc, il repose pour l’essentiel sur la Clairette, le Grenache blanc, la Roussane, le Bourboulenc et le Picpoul.

 

Par Emmanuel Boutard - Publié dans : Connaissance de la vigne
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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 08:48

     CHINON
     BAUDRY
     LACROIX BOSSEE
     2005

 

     La robe est jaune citron, un peu trouble; le vin n’a pas été filtré. Le nez est immédiatement très vif avec des arômes puissants de pain grillé et de vanille, le tout soutenu par une grande fraîcheur. La bouche est surprenante avec des senteurs florales et agrumeuses immédiates suivies par des arômes plus empyreumatiques de caramel et de toasté. La perception tactile est suave avec une acidité discrète qui sous-tend la finale de pamplemousse. Le vin semble avoir été élevé à la manière d’un grand Bourgogne avec la richesse aromatique de raisons récoltés à parfaite maturité et élevés longuement en fût. 

Note : 17/20
 



 VOUVRAY SEC
 HUET
 LE MONT
 2006
 



     La robe est très claire, la matière est légère. Au nez des arômes de citron et autres agrumes apparaissent timidement. En bouche on perçoit une légère sucrosité en même temps qu’ une acidité soutenue qui lui donne une belle minéralité. L’arôme de pamplemousse est fortement perceptible en bouche mais le corps reste un peu fluet. La palette aromatique est peu complexe, l’intensité au palais est moyenne et la finale est jolie mais assez courte. Ce vin, issu d’un millésime moyen et d’une cuvée d’entrée de gamme,  n’est pas vraiment représentatif de la qualité globale produite par cet immense producteur.

N
ote : 14/20


 ANJOU
 DOMAINE MOSSE
 LES BONNES BLANCHES
 2005


     Robe de couleur jaune clair, avec forte viscosité. Premier nez intense d’oxydation qui exhale des odeurs de beurre rance et de noix, à la manière d’un vin du jura. Second nez plus subtil qui exhibe une grande complexité avec des arômes de grillé, et de caramel. En bouche le vin est corpulent, très dense, tellement suave qu’il semble huileux de au palais. En retro, la palette aromatique est très riche avec des saveurs intense d’amande (frangipane, crème pâtissière) de vanille (épices de vanille) et de cerise à l’eau-de-vie (kirsh). La finale par contre est moyennement longue de légères flaveurs de grillé qui font place à des notes plus sucrées.

Note : 16/20



 SAVENNIERES
 COULEE DE SERRANT
 NICOLAS JOLY
 2005

    Robe jaune intense avec reflets verts. Nez moyennement intense mais complexe avec des arômes d’agrumes, de pêche mûre d’amande et de noisette grillée. La bouche a une très grande matière mais elle est dominée par un alcool et une viscosité qui laisse peu de place aux arômes plus fins. La complexité cependant est immense avec des arômes de noyaux de pêche, de pulpe  de pamplemousse, de végétaux. La finale est longue et vanillée. Grand vin mais le milieu de bouche légèrement dominé par cet excès d’alcool.

Note : 16.5 /20
 


 COTEAUX DU LOIR
 DOMAINE DE BELLIVERE
 VIGNES EPARSES
 ERIC NICOLAS
 2002

    Robe jaune citron, beaucoup de vivacité. Nez très intense avec une palette aromatique très diversifiée : poire, amandes. La bouche est très pure avec grande acidité qui sous-tend le vin jusqu’à une finale très citronnée. Le vin exhale aussi des jolis arômes floraux qui malheureusement sont ultra-dominés par la note citronnée. Dichotomie complète entre le nez (riche avec des arômes de fruits juteux) et la pureté de bouche soutenue par cette vive acidité; Décoiffant mais très enthousiasment avec ces saveurs rares..
Note : 16/20


 SAUMUR BREZE
 CLOS ROUGEARD
 2002


    Robe brillante jaune citron, matière dense. Nez vigoureux à la fois de zest de citron et de saveurs vanillées avec des arômes de pain grillé et même de brioche. La bouche est vivace avec des saveurs de parfum au fleur et de citron vert. La texture au palais est concentrée avec une charpente acide très solide qui rend compte de la remarquable minéralité du terroir de Brézé. La finale est longue et intense sur des notes de citron. Avec cette concentration de matière et cette structure acide qui le sous-tend, on devine que le vin a un remarquable potentiel de vieillissement.

Note : 17/20
 



 SAUMUR BREZE
 DOMAINE GUILBERTEAU
 2005




    Robe jaune très pâle. Premier nez très puissant avec des arômes floraux très vivaces d’aubépine et de violette. Le second nez dévoile des arômes moins volatils mais assez tenaces d’eau-de-vie et de pâtisserie (frangipane, noisette grillée) . La bouche est magnifiquement suave et équilibrée avec une belle complexité aromatique : arômes de banane, et de guimauve tendus par une acidité citronnée jusqu’à sa finale exquise de fraîcheur. La finale justement est interminable. Grands vins aux arômes très élégants.
 

Note : 18,5/20



 MONTLOUIS
 JACKY BLOT
 REMUS PLUS
 2005



    Robe jaune moyennement intense avec des reflets verts. Nez puissant de vanille, de caramel blond, de pain grillé et d épices douces. La bouche suave et crémeuse et dégage à profusion des arômes d’amande douce, de poires, et de noisette grillée. Vieilli sur lies pendant 24 mois à l’instar des grands blancs de Bourgogne, le vin dispose d’une structure riche et complexe qui lui confère une interminable persistance aromatique. L’équilibre est parfaitement tenu, la diversité des arômes est extraordinaire.

Note : 17,0/20


 SAVENNIERES
 MORGAT
 L'ENCLOS
 2006




    Robe jaune pâle, matière faible. Nez discret avec des arômes végétaux de fougères, de foin coupé. La fermentation malolactique ayant été évitée, l’acidité est perceptible, pourtant le vin donne des impressions de gras et de lourdeur.  Les arômes en bouche sont quasiment imperceptibles, et la texture semble aqueuse. Le vin semble être en période de fermeture, sa note n’est sans doute pas révélatrice de la qualité du domaine, capable de sortir des cuvées aux effluves immensément agrumeuses et florales.


Note : 13,5/20


 
 ANJOU
 FERME DE LA SANSONNIERE
 LA LUNE
 2005



    Robe jaune doré, très grande matière. Nez intense et complexe qui évoque la frangipane, les raisins secs, le moult de raisin, les épices douces. La bouche est très concentrée et tout aussi intense. Avec ses arômes suaves de noix de muscade, de miel, et de coing, le vin exhibe une note sucrée au palais liée à la surmaturité des raisins. L’effet général en bouche est surprenant mais terriblement riche en saveurs. La texture est soyeuse mais les notes sucrées en finale diminuent légèrement la fraîcheur qu’aurait apporté un regain d’acidité.

Note :
18,0/20

 

Par Emmanuel Boutard - Publié dans : Dégustations
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Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /Fév /2009 20:23

 Ces quatre dégustations portent sur des Chablis issus du domaine William Fevre
 http://www.williamfevre.fr



CHABLIS
GRAND CRU LES CLOS




Cépage
:
100% Chardonnay


Année
:
1999


A l’oeil
:
vers le jaune or.


Au nez
:
très complexe, minéral, fruité tendant vers des odeurs de beurre et de crême. Une touche de miel vient sucrée tout ces arômes.


En bouche
:
très charpenté, tapissant toute la bouche de soie. Puissant, ayant une très bonne longueur en bouche avec un goût de beurre sur pain grillé.


Accord mets-vin
:
poissons, fruit de mer, crustacés crémés ou grillés. Volailles et viandes blanches crémées ou grillées.


Température de service :
12-14°C


Prix :
env. 30 euros



CHABLIS
GRANDS CRUS BOUGROS

 


Cépage
:
100% Chardonnay


Année
:
1999


A l’oeil
:
un vin jaune paille, un peu doré, limpide et très fluide.


Au nez
:
très intense, avec des notes minérales et de beurre.


En bouche
:
très soyeux, massif, rond, gras (beurré).


Accord mets-vin
:
poissons, fruit de mer, crustacés crémés ou grillés. Volailles et viandes blanches crémées ou grillées.


Température de service
:
12-14°C


Prix
:
20-25 euros



CHABLIS
PREMIER CRU MONTEE DE TONNERRE


 


Cépage
:
100% Chardonnay


Année
:
2003


A l’oeil
:
un vin jaune paille, un peu doré avec de joli reflet, transparent et très fluide.


Au nez :
caramel fondu avec des noisettes. Un nez posé et intense sans beaucoup de fraicheur.


En bouche :
élégant, soyeux avec des notes de caramel et fruits mûrs.


Accord mets-vin :
poissons, fruit de mer, crustacés crémés ou grillés. Volailles et viandes blanches crémées ou grillées.


Température de service :
12-14°C


Prix :
17-20 euros



CHABLIS
PREMIER CRU LES LYS 


 


Cépage
:
100% Chardonnay


Année
:
2003


A l’oeil
:
un vin jaune paille, un peu doré, transparent et très fluide.


Au nez
:
beaucoup d’intensité et de fraicheur. Il se dégage des odeurs de miel et d’acacia. Un nez sucré et florale.


En bouche
:
un palais tendre et un peu gras avec une légère longueur en bouche et une petite acidité.


Accord mets-vin
:
poissons, fruit de mer, crustacés crémés ou grillés. Volailles et viandes blanches crémées ou grillées.


Température de service
:
12-14°C


Prix :
env. 15 euros


Par Emmanuel Boutard - Publié dans : Dégustations
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Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /Fév /2009 08:00

 VINO NOBILE DE MONTEPULCIANO
TENUTA BAIOCCHI
2005



La robe est rubis sans grande densité de matière.
Le premier nez est faible, le second nez exhale quelques vagues arômes de fruits rouges et d’épices douces. La bouche est soyeuse, sans aspérité mais la finale reste terriblement courte. Aucun arôme n’émerge vraiment,  le vin apparaît un peu plat et laisse une impression un peu fade. Une observation cependant, la responsabilité de cette insipidité incombe davantage au producteur Baiocchi qu’au merveilleux terroir de Montepulciano qui généralement fait éclore dans ces vins nobles des parfums suaves de réglisse ou de cannelle …dommage.


         Note : 11 /20   Prix :21 €



 

  IGT TOSCANA
LE VOLTE DE ORNELLAIA
2006





Construit à base de 52% de Sangiovese, 36 % merlot, et 12 % de cabernet sauvignon, le Volte est le second vin de Ornellaia. La robe est soutenue, presque opaque avec des reflets violets foncés. Le nez est puissant et rappelle des arômes de pruneaux et d’eau de vie. Au palais, le vin est onctueux avec des tannins puissants mais fins qui ajoutent à son amplitude en lui donnant une empreinte prononcée. En rétro-olfaction d’autres arômes de mûre, de cerise noire, et de fruits confiturés apparaissent. En finale, la persistance propage joliment ses arômes de mure pendant quelques secondes malgré un manque général de droiture.


  Note : 15,5 /20               Prix :22 €




CHIANTI CLASSICO
FONTERUTOLI
2006

 



Fait à 80% de Sangiovese, ce vin exhibe une profondeur brune avec reflets tuilés. Le nez est imposant avec des parfums poivrés et réglissés. En second nez, on perçoit des arômes plus rustiques de cuir, de gibier et de sous-bois. En bouche, le vin est robuste et puissant avec des tannins âpres et une consistance presque rugueuse. La finale n’est pas très longue mais plaisante avec des arômes qui rappellent la fraise.

                                            Note
 : 14.5 /20                              Prix :18 €





TOSCANA CA’MARCANDA PROMIS
GAJA
2005



 



Construit par Alejandro Gaja recemment établi en Toscane à partir de 55% merlot, 35% syrah, et 10% sangiovese, le vin montre une couleur tuilée peu soutenue. Le nez est immédiatement intense et très floral avec des parfums séducteur de rose et de framboise. La texture est légère car la matière est faible mais l’impression au palais est imposante par sa grande richesse aromatique : cerise, pruneau, mûre. La persistance aromatique est imposante. Ce vin à la manière des grands Bourgogne marie l’élégance de texture et la puissance des arômes, grandiose.


 
Note : 17 /20        Prix :28 €




 BRUNELLO DI MONALCINO
COL D'ORCIA
 2003
 
 




Issu de 100% de Sangiovese maintenu en vieillissement imposé pendant 4 ans en barrique, le vin a une robe foncé brunâtre avec des teintes orangées. Le nez est rustique avec des relents de viande, de cuir et de fourrure. Le second nez, plus subtil exhale des arômes de fruits cuits. La texture est incroyablement dense, avec d’intenses flaveurs de fruits confits, de réglisse, et de graphite (mine de crayon). L’onctuosité est immense, et les saveurs très persistantes. Le vin exhibe toutes les caractéristiques du somptueux terroir de Montalcino. 

 

Note : 16,5 /20 ;                                              Prix :40€





CHIANTI CLASSICO
ISOLE E OLENA
2005



 



Issu de 80% de Sangiovese et produit par une des plus anciennes maisons de Toscane, le vin à une teinte sombre et légèrement violacée. Des arômes de réglisse et poivre sont immédiatement perceptibles au nez. En bouche, l’attaque est légèrement acide et la consistance est légère. Le vin manque globalement de corps et de puissance. La finale est courte est les arômes tellement minces qu’on peine à les déceler.

 

Note : 10 /20 ;                                  Prix :19 €






IGT BOLGHERI
SASSICAIA
 2005

 

 



Robe très opaque mais brillanté légèrement tuilée sur la frange.
Le nez est très intense et exhale des saveurs de fruits noirs (liqueur de mûre, sorbet au cassis) . La bouche est fraîche, élégante, tout en distillant de puissants arômes de réglisse. Texture très concentrée en bouche, longueur très étendue, persistance immense. Vin d’artisan issu de rendement faible sur un terroir caillouteux capable de donner sa profondeur au vin.

 

Note : 18,0 /20                                             Prix :135 €


                                    




Par Emmanuel Boutard - Publié dans : Dégustations
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Dimanche 8 février 2009 7 08 /02 /Fév /2009 10:09
   

        L’histoire du vin de Chablis remonte à l’an 865 avec le développement du vignoble, par les moines de Saint-Martin de Tours, sur les coteaux faisant face à la rivière du Serein qui traverse le village. A cette époque et durant les siècles qui suivirent, le développement commercial des vins de Chablis fut important grâce aux voies fluviales qui offraient la possibilité d'approvisionner Paris depuis Auxerre.
       
        Avec la Révolution française, les propriétés changèrent de mains mais le succès était toujours là et la surface totale du vignoble atteignit 38 000ha. La fin du XIXème fut marquée par l’arrivée du phylloxéra, en 1887, qui fit des ravages et réduisit le vignoble à néant.
       
       Ce n’est qu’au début des années 1960, alors que la surface du vignoble chablisien était inférieure à 1 000ha, que la production de vins à Chablis reprit son essor avec le développement de la mécanisation et la mise en place de systèmes de lutte contre le gel (autre fléau pour les vignes dans la région). La surface actuellement en production est de 4 580ha.

       

      Ce succès rencontré par les vins de Chablis à travers les siècles repose sur la particularité de ce vignoble qui est situé en zone climatique semi continentale marquée par de fortes amplitudes thermiques. Mais surtout, la clé de cette réussite est le mariage du Chardonnay, un des cépages parmi les plus nobles qui soient, et du sous-sol, Kimméridgien conférant à Chablis un terroir unique, qui magnifie les caractéristiques du Chardonnay.
       
     Alliance de richesse et de minéralité, les vins de Chablis se déclinent en quatre niveaux d’appellation : Petit Chablis (650ha), Chablis (3055ha), Chablis Premier Cru (775ha) et Chablis Grand Cru (100ha).

       Le Petit Chablis permet de faire un premier pas dans l’univers des Grands Vins de Chablis. Le sous-sol, Portlandien, se différencie quelque peu des autres AOC du vignoble. Toutefois, il conserve le style chablisien avec une grande et belle fraîcheur en bouche.




     Associant un beau fruité à une agréable fraîcheur, et cette minéralité si caractéristique, le Chablis est une appellation de référence dans le monde entier.

       Les Premiers Crus de Chablis regroupent 40 « climats » qui ont été rassemblés en 17 Premiers Crus dits « principaux ». Répartis sur 775 hectares, ils font partie des très Grands Vins de Chablis. Ces vins se caractérisent par une belle complexité aromatique mêlant fruits frais, fleurs blanches, fraîcheur et cette minéralité si typique du terroir chablisien.

       Les Grands Crus sont la quintessence de Chablis. Répartis sur seulement 100 hectares et rassemblés sur une colline d’un seul tenant, qui a vu naître le vignoble chablisien, ils se déclinent en 7 terroirs : Les Clos, Les Preuses, Vaudésir, Valmur, Bougros, Grenouilles et Blanchot.

                                   
Par Emmanuel Boutard - Publié dans : Connaissance de la vigne
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  • : Le sang de Bacchus
  • Le sang de Bacchus
  • : Oenologie Grands Vins Cépages blancs Cépages rouges Loisirs
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